Ajouter aux favoris

A proximité d’Ermenonville, vous serez séduit par les palette des couleurs et de parfums qui transforment les promenades en une véritable expérience sensorielle, l’occasion de parcourir un nouveau « Jardin des délices » autour des ruines de l’abbaye et du musée Jacquemart-André.

Le parc aux grands arbres

Ce vaste parc correspond en grande partie aux zones aménagées au 16e siècle par le cardinal d’Este. Limité par des douves, il est dessiné en jardin régulier avec des canaux et un grand bassin central.

Dans la seconde moitié du 19e siècle, Mme de Vatry le restaure et y installe des statues et des vases de marbre toujours présents.

Puis Nélie Jacquemart le complète par de nouvelles statues, une statue de Vénus, datant du 18e siècle, entourée de deux sphinges baroques à l’entrée du jardin régulier, en face du château.

Gérard de Nerval aimait arpenter les allées de ce parc, plantées d’arbres tricentenaires.

La roseraie enchanteresse

D’une surface d’environ 3 500 m2, ce bijou floral se situe à l’extrémité de l’allée qui part de l’entrée de l’abbaye.

À la Renaissance, le petit jardin de l’abbé Hippolyte d’Este s’abrite derrière le mur crénelé de l’architecte Serlio. On y installe des fabriques et une pergola, un pavillon, une fontaine et une volière. Les armoiries de ce premier abbé commendataire sont ajoutées sur le sommet du portail d’entrée.

A cette époque-là, dans ce jardin clos, les moines sèment et repiquent de nombreux végétaux souvent introduits en France au 16e siècle par les Italiens : de la marjolaine, du romarin, du basilic, mais aussi de la laitue, des épinards, de l’oseille, des asperges, des framboisiers…

Madame de Vatry y installe un jardin de fleurs et Nélie Jacquemart-André le développe. Soucieuse du bon fleurissement de ses maisons, elle intervient dans les choix du jardinier. Ainsi elle lui fait planter des rosiers de différentes sortes, des pivoines, des œillets des lilas, du muguet, des rhododendrons, des géraniums, des lys impériaux…

Dans les années 1920, Louis Gillet, membre de l’Institut et conservateur de l’Abbaye royale de Chaalis dédie le clos à la culture des roses.

En 2000, le paysagiste André Gamard réaménage cet espace. Son dessin rappelle le schéma classique d’un jardin médiéval. Au croisement des deux allées qui délimitent quatre carrés, trône une élégante vasque italienne en marbre rose, d’époque Renaissance. Des plates-bandes de rosiers, constituées d’un grand nombre d’arceaux et d’une cinquantaine de hautes colonnes décorent le lieu et embaume à la belle saison ….
La roseraie connaît son plus bel épanouissement lors des Journées de la rose, organisées tous les ans le deuxième weekend de juin.

En pratique

Abbaye royale de Chaalis
60300 Fontaine-Chaalis
Tél 03 44 54 04 02
www.chaalis.fr

Pour compléter votre visite :

Sur ce lien vous trouverez une idée de randonnée ou vous pouvez télécharger l’application de randonnées « rando Parc Oise » pour être géolocalisé.

Ajouter aux favoris